Où est la sensibilité musicale ? Bon, je suppose qu’elle a été perdue entre des proclamations publicitaires et un agenda trop occupé pour pouvoir aborder le thème avec rigueur et sérieux, sans vouloir savoir — ou je l’espère – que derrière chaque sanction est l’avenir des personnes, le projet culturel des jeunes qui, au lieu de s’alcooliser, concilient leur études réglés et une formation musicale et artistique, des personnes qui ont travaillé beaucoup pour réussir à ouvrir une petite entreprise qui fait partie d’un grand tissu hôtelier lequel représente la base d’une partie de l’économie de cette ville.

Ici, nous sommes habitués à, en train de nous promenant dans la rue, écouter au loin la musique d’un accordéon, un violon, une guitare ou une voix. Cela fait partie de Grenade, fait partie d’une ville qui, depuis ses débuts, a été le berceau de poètes, philosophes, chanteurs et musiciens. Une ville avec le charme de la bohème, un peu anarchiste dans ses entrailles, mais honnête et toujours respectueuse de l’art, qui s’est forgé avec des lettres et des notes musicales.

 

Alors qu’à Barcelone, Séville, Málaga ou Bilbao ce sont les mairies qui légifèrent cela, afin d’avoir une réglementation pour “jouer” dans la rue sans déranger les voisins mais au bénéfice des musiciens et des artistes, laquelle permet d’organiser de petits concerts dans des bars et pubs (si on peut jouer des instruments musicales dans la rue, pourquoi pas dans un endroit fermé et insonorisé ?). Néanmoins, à Grenade, nous nous rencontrons un panorama dans lequel le législateur municipal actuel (M. Francisco Cuenca) a créé un amalgame de déconvenues comme jamais auparavant.

D’abord, les établissements hôteliers ont été encouragés à réaliser des concerts de petit format, proclamant dans tous les médias que dans la “Ville de la culture” on pouvait déjà faire de la musique en direct dans les bars et pubs. Toutefois, peu de temps après, des inspecteurs et des agents de la police municipale ont commencé à infliger des sanctions dans la rue. 

 

GOUVERNER = LÉGIFÉRER

 

Les lois, décrets et règlements doivent être orientés en fonction de l’époque et du moment et doivent donc s’adapter. À Grenade, on n’a pas légiféré en faveur de la musique et de l’art, mais on a improvisé. Et, en utilisant des normes dépassées, la situation a été profitée pour dire que les deux secteurs se développaient en favorisant les festivals de musique. Tandis que le musicien qui joue dans la rue, le groupe qui commence à faire ses premiers pas, le chanteur-compositeur qui essaie de se faire un place ou qui veut simplement transmettre un message, ils n’ont pas l’opportunité. Ce qui se passe, c’est que le petit bar qui veut égayer le repas ou le dîner de ses clients avec un violon, un piano ou une guitare sera sanctionné. Le pub qui veut promouvoir la musique à la fois qu’il donne un caractère différent à son établissement, il n’a pas sa place dans la célèbre Capitale de la culture, car M. Le maire et les gens autour de lui ont préféré prendre les propositions qu’on leur faisait pour les ajouter à leur projet de campagne pour tenter de parvenir à des accords politiques avec d’autres groupes et organisations et a continué à légiférer de même.

Le résultat de tout cela c’est que des gens qui ont monté un bar ou un pub avec beaucoup d’effort et en pariant sur la musique (il ne s’agit pas seulement d’alcooliser en vendant des shots), qui ont voulu aller au-delà et promouvoir la culture, ils ont été sanctionnés et certains ont même dû fermer, ce qui signifie perdre leur argent et leur projet de vie. Et nous parlons de travailleurs, de citoyens qui, avec beaucoup d’effort, ont osé faire un pas en avant en se fiant aux mots de leurs “dirigeants” et qui ont finalement dû fermer, la plupart en faisant face à des prêts et en perdant leur seul emploi.

 

Où est la sensibilité musicale ? Soutenir et aider ceux qui commencent, ceux qui, jour après jour, en faisant des études et en travaillant, s’efforcent de promouvoir l’art. Renforcer les festivals ? Evidemment. Mais sans oublier que, même s’il est moins électoraliste et moins visible sur la photo, les bases, les jeunes, ceux qui ont lutté toute leur vie pour faire avancer un projet, sont ceux qu’il faut protéger : des ouvriers et des travailleurs de l’art, et des petites entreprises qui, dans la plupart des cas, sont la seule source de revenus pour de nombreuses familles. Dans les deux cas, des projets de vie. Entre-temps… la musique va là où elle soit un meilleur accueil.

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